Un coup de force du Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest

<strong>Pour diffusion immédiate  Un coup de force du Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (TNO) qui bafoue les droits individuels des parents et les droits collectifs de la Commission scolaire francophone des TNO</strong>

Yellowknife, le 27 août 2008.  La Cour Suprême des TNO donne raison au ministre de l'Éducation, de la Culture et de la Formation  d'écarter le pouvoir de gestion de  la Commission scolaire francophone des TNO quant aux inscriptions d'étudiants dans une institution sous sa gouverne, l'école Boréale de Hay River.

La Cour retire de plus aux parents des droits individuels protégés par la Charte canadienne des droits et libertés sous son article 23 et les droits collectifs d'une communauté de jouir des moyens de gérer leur développement notamment dans la gestion de leurs institutions scolaires.

Le Regroupement des parents francophones des TNO par la voix de sa présidente, Sylvie Savoie, exprime son profond désaccord avec la décision du Ministre  pour trois raisons majeures. La première, elle conteste sévèrement  l'ingérence du gouvernement territorial dans la teneur de la directive que son ministre de l'Éducation a émise, retirant à la Commission scolaire son pouvoir et ses responsabilités de gestion si durement gagnés il y a moins de dix ans.  La deuxième, elle refuse  que la communauté francophone et la communauté des parents et des familles francophones perde la possibilité de faire intervenir pleinement l'article 23 de la Charte dans l'actualisation de ses principes réparateurs pour permettre la mise en œuvre de moyens de sauver une communauté minoritaire de langue officielle au Canada d'une assimilation galopante qui dépassait les 63% en 2005.  

La troisième  raison de désaccord, tout aussi sérieuse et dramatique pour notre communauté minoritaire nordique, c'est celle d'interdire l'accès à nos immigrants francophones à l'école francophone. Aussi bien prononcer une condamnation à l'assimilation si on prend en compte l'impact majeur de nos institutions scolaires sur la survie, l'acculturation, et le développement de nos petites communautés minoritaires telle celle de Hay River.  Madame Savoie dénonce le caractère discriminatoire de cette mesure et contraire à la politique canadienne d'accueil des immigrants.

Au nom de son organisme territorial, la présidente fait appel à une attitude d'accueil, de respect des enfants, des parents et de la communauté francophone. La décision du Ministre conclue-t-elle constitue une menace aux efforts responsables des institutions communautaires francophones des TNO d'atteindre une plus grande complétude institutionnelle pour assurer le développement et l'épanouissement de la communauté francophone. C'est bien de l'avenir de la communauté dont il s'agit!


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Source :  Léo-Paul Provencher, secrétaire du RPF,  867-920-2919